LE ROI RÉAGIT


Imaginez un monde où un leader se laisse insulter, où les gens désobéissent à ses ordres, sans qu’il réagisse. Un tel personnage ne serait plus le chef ; il serait ridiculisé et traité de faible. Il en est de même pour Dieu. Son rôle n’est pas toujours d’être gentil en supportant toutes sortes d’insultes et d’insubordination. Dans ce cas-là il ne serait plus le roi. Pourtant, nous agissons souvent selon les paroles attribuées à Catherine la Grande : « Le bon Dieu me pardonnera, c’est son métier ». Mais comment justement Dieu réagit-il face au rejet, au moins partiel, de son règne ?
a. Une sanction appropriée
La sanction se déroule dans deux temps. Selon Romains 1.18, 28-32, il y en a déjà une qui se manifeste actuellement :
18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes…
28 Comme ils n'ont pas jugé bon de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur intelligence déréglée, de sorte qu'ils commettent des actes indignes. 29 Ils sont remplis de toute sorte d'injustice, de méchanceté, de soif de posséder et de mal. Leur être est plein d'envie, de meurtres, de querelles, de ruses, de fraudes et de perversité. Rapporteurs, 30 ils sont aussi médisants, ennemis de Dieu, arrogants, orgueilleux, vantards, ingénieux pour faire le mal, rebelles à leurs parents. 31 Dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection, ils sont sans pitié. 32 Et bien qu'ils connaissent le verdict de Dieu déclarant dignes de mort les auteurs de tels actes, non seulement ils les commettent, mais encore ils approuvent ceux qui agissent de même.
« La colère de Dieu »… C’est une phrase qui nous met souvent mal à l’aise. Mais la colère de Dieu n’est pas comme la nôtre, souvent injuste, capricieuse, démesurée ; la sienne représente une opposition constante et juste à tout ce qui est mal. N’est-ce pas ce que nous cherchons dans un leader : quelqu’un qui ne laisse pas passer le génocide, la pédophilie, la corruption ? Mais cette image de Dieu ne nous convient pas pour une autre raison : nous pensons, peut-être inconsciemment, que notre répugnance à céder à Dieu la première place n’est finalement pas si grave que ça. Nous oublions que la personne que nous avons insultée est le roi parfait, le roi de tout le monde, à qui nous devons tout.
La façon dont Dieu révèle sa colère actuellement consiste à donner au monde ce qu’il veut : son indépendance. Effectivement, Dieu dit : « D’accord, si vous ne me voulez pas pour roi, si vous voulez être libres de faire ce que voulez, allez-y, et vous verrez les conséquences ». Il ne nous empêche pas de commettre toutes sortes d’injustices ; au contraire, le texte indique qu’il nous « livre » à notre méchanceté. C’est une pédagogie de l’échec, dans l’espoir que nous nous rendions compte à quel point nous avons besoin de lui. Entre parenthèses, c’est aussi pour cela que nous voyons toujours de l’injustice dans le monde : Dieu patiente, avant d’envoyer la sanction ultime.


Le deuxième temps de la sanction tombera définitivement, « le jour où Jésus viendra », un jour que nous ne connaissons pas :
[Il sera révélé] pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour peine une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa force 10 lorsqu'il viendra… (1 Thessaloniciens 1.8-10)
Sans entrer dans tous les détails, le point central de la sanction consiste en le fait d’être « loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa force ». Ceux qui rejettent le règne de Dieu auront ce qu’ils veulent, pour toujours : ils seront coupés de sa présence. Seulement, cela implique d’être privé de tout ce qui est bien, merveilleux et qui donne de l’espérance. « Libres » de Dieu, ils seront « libérés » de tous ses bienfaits. Ils seront coupés d’une relation avec leur Créateur, la source de leur identité, leur force, leur bonheur.
b. Un don inespéré
C’est un tableau sombre. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dans un retournement de situation incroyable, alors que nous étions sans force, Dieu est intervenu. Le juge lui-même a pris la place du coupable et a fait tomber sur sa propre tête la sanction qui était méritée.
Christ… a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pierre 3.18)
Le roi lui-même a payé pour la rébellion de ses sujets. Par un seul sacrifice il a annulé la sanction pour toute l’injustice (passée, présente et future) de chaque membre de son peuple. Le prix a été entièrement payé, de sorte que son peuple est maintenant déclaré innocent, sans aucun autre effort à fournir.
Il y a évidemment un choix à faire face à ce roi. Allons-nous continuer à le mettre de côté, de façon plus ou moins polie (y compris en essayant d’être acceptés par lui grâce à nos propres efforts), et subir la sanction terrible d’être privé de sa personne et tout ce qui va avec ? Ou acceptons-nous de capituler, de l’avoir pour roi dans chaque domaine de notre vie ? Dans ce cas-là, il nous promet non seulement le pardon complet, la force de changer et d’affronter toute situation, et un héritage merveilleux ; mais en plus et surtout une relation proche avec lui.
Il y a parfois des personnes qui illuminent notre vie. Quelqu’un qui nous inspire, que nous pouvons admirer. Ou bien quelqu’un qui nous fait profondément du bien, en nous faisant rire, ou parce qu’il nous comprend, ou même parfois en nous mettant au défi dans un domaine où nous agissons mal. Nous avons vu dans le premier article de cette série que Jésus, le roi parfait, est quelqu’un qui suscite de l’admiration, quelqu’un que nous avons envie de suivre, en qui nous avons confiance. Il est mille fois meilleur que le plus attentionné des maris, que l’amie la plus proche, que le héros le plus courageux que nous puissions imaginer. Et la récompense qu’il accorde à ceux qui se soumettent à lui comme à leur roi est une relation avec lui :
 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. (Jean 17.3)
Nous commençons dans cette vie et nous passerons la vie à venir à découvrir de plus en plus ce Dieu merveilleux. Voyons-nous maintenant pourquoi c’est vraiment une bonne nouvelle, que Jésus-Christ soit le roi ?

Que vous ayez déjà fait ce choix ou pas, les quelques textes que nous avons vus nous encouragent à explorer plus profondément la Bible, pour découvrir davantage ce roi parfait, et sûrement aussi à nous interroger sur notre attitude envers lui. Renonçons à la petite couronne que nous voulons placer sur notre propre tête, pour plutôt admirer le vrai roi dans toute sa splendeur !

Unknown

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